En tant qu’indépendant ou freelance, vous portez à la fois le costume du prestataire, de l’entrepreneur, du commercial, de l’administratif… Bref, vous avez mille casquettes. Faire un bilan de compétences peut alors s’avérer être un moment clef pour prendre du recul. Je vous propose de vous expliquer pourquoi ce bilan est utile, comment le mener et des pistes pour en tirer le meilleur.
Pourquoi un bilan de compétences quand on est freelance 🤔 ?
1. Comprendre votre position et vos forces
Vous avez peut-être des compétences techniques solides (technique, métiers), mais il est souvent plus flou de savoir ce que vous maîtrisez vraiment, vos atouts “intangibles” : communication, gestion du temps, relation client, organisation, capacité d’adaptation, etc.
Se rendre compte des compétences déjà acquises vous permet aussi de mieux valoriser ce que vous faites, d’augmenter vos tarifs, d’argumenter devant un client ou un partenaire.
2. Diagnostiquer les marges d’amélioration
- Identifier les compétences à renforcer (ex : marketing, digital, veille technologique, outils professionnels, langues, soft skills).
- Voir ce qui freine votre développement : manque de visibilité, difficulté à acquérir de nouveaux clients, sentiment de stagnation, burn-out potentiel…
3. Clarifier votre projet professionnel
Le bilan vous aide à vous demander : “Qu’est-ce que je veux vraiment faire ?” : continuer dans ma spécialité, me diversifier, me repositionner, me spécialiser dans un secteur, fusionner mes compétences, ou envisager un pivot.
Il permet de aligner votre activité (missions, clientèle, mode de travail) avec vos aspirations, vos valeurs, votre mode de vie.
4. Apporter plus de structure à votre démarche de développement
Vous planifiez : formations à suivre, partenariats à nouer, nouveaux services à proposer.
En outre, le bilan donne un cadre (temps, méthode, ressources), ce qui force à être rigoureux, à se poser les bonnes questions, au lieu de faire “au feeling”.
Cadre légal, contexte de l’indépendant/freelance ⚖️
Il est utile de rappeler certains éléments essentiels du statut d’indépendant/freelance pour bien encadrer le bilan :
- Être freelance, indépendant, micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) : ces termes sont parfois confondus, mais ils renvoient à des réalités différentes. Orange professionnels
- Le choix du statut juridique (micro-entreprise, EURL, SASU, etc.) ou du mode (portage salarial, etc.) influe sur la façon dont vous pouvez investir dans votre activité, les formations, les droits sociaux… Cela peut être clarifié ou remis en question dans un bilan.
Comment faire un bilan de compétences quand on est freelance 💻
Voici un plan type, modulable selon vos besoins :
Étape | Ce qu’elle consiste à faire | Ce à quoi veiller / conseils |
Phase préliminaire | Définir vos attentes : que voulez-vous trouver, ce que vous espérez changer, quelles questions vous souhaitez résoudre. Clarifier votre contexte (secteur, clientèle, charges, revenus, rythme). | Soyez honnête avec vous-même, préparé à explorer aussi les zones d’ombre. Fixez un cadre temporel. |
Phase d’investigation | • Inventaire de vos compétences (techniques, relationnelles, méthodologiques, outils, savoir-être). | Utiliser des outils d’auto-évaluation, des questionnaires, des feedbacks clients ou pairs. Ne pas sous-estimer les soft skills. |
Phase de réflexion / projet | Avec les éléments collectés, construire des pistes de projet : affirmation de votre offre, diversification, montée en compétences, repositionnement, alliances, délégation. | Vérifier la faisabilité : budget, temps, retour sur investissement, opportunités de formation, réglementation selon votre statut. |
Phase de plan d’action | Définir des actions concrètes : formations, mentorat, veille, networking, communication, ajustement de votre offre, prospection. Fixer des échéances réalistes. | Prioriser les actions selon leur impact/la faisabilité. Prévoir des jalons pour évaluer votre progression. |
Modalités bilan de compétences freelance : comment, par qui, quand 🕵️ ?
1. Choisir un bon centre ou un bon accompagnant
- Assurez-vous que le centre de bilan de compétences dispose d’une agrégation ou certification reconnue, qu’il ait une bonne réputation.
- Vérifiez les avis / retours d’expérience : ce qui a bien fonctionné, les limites.
- Demandez les méthodes utilisées, les outils, la durée, ce qui est inclus (écoutes, coaching, suivi après le bilan).
2. En ligne ou en présentiel ?
- Chacun a des avantages : le présentiel permet des moments d’échange plus directs, des ateliers pratiques, une déconnexion physique.
- Le en ligne offre plus de souplesse, possibilité de temps morcelés, de travailler sans déplacer, souvent plus léger en coût ou organisation.
- Vous pouvez aussi opter pour hybride (quelques sessions en présentiel, le reste à distance).
3. Coût, durée, financement
- Durée : classiquement plusieurs dizaines d’heures réparties sur plusieurs semaines.
- Coût : variable selon le prestataire, la durée, l’intensité, la qualité de l’accompagnement.
- Financement : selon votre statut et selon que vous avez des droits à la formation (CPF, OPCO, etc.). Il faut se renseigner selon votre situation d’indépendant/freelance.
Pour conclure : nos astuces pour maximiser les bénéfices du bilan 🚀
- Soyez actif dans le processus : ne restez pas passif, préparez vos documents (CV, livrables, retours clients, factures, projets antérieurs) pour nourrir votre réflexion.
- Demandez des feedbacks externes : clients, pairs, mentors, anciens collaborateurs. Parfois les autres voient ce qu’on ne voit pas.
- Prenez le temps de bien formaliser votre plan : ce n’est pas juste “je vais me former”, mais “je vais faire X formation avant la fin de l’année”, “je vais revoir mon positionnement tarifaire”, “je vais lancer une action de prospection B2B”, etc.
- Mettez en place des indicateurs de progrès : suivi de revenus, nombre de clients, satisfaction clients, taux de recommandation, etc.